Union Neuchâtel
 06.07.2017, 00:01  

Pourquoi Savoy et Neuchâtel prolongent leur Union

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Brian Savoy changera de registre pour sa cinquième année à la Riveraine.

 06.07.2017, 00:01   Pourquoi Savoy et Neuchâtel prolongent leur Union

BASKETBALL - Le Fribourgeois Brian Savoy disputera une cinquième saison du côté de la Riveraine. Interview croisée.

Union poursuit tambour battant la constitution de son équipe en vue du prochain championnat de LNA, qui commencera le 30 septembre. Et force est de constater que le club de la Riveraine ne fait pas les choses à moitié. Il a ainsi prolongé d’une année le contrat de Brian Savoy, qui, à 25 ans, attaquera ainsi sa cinquième saison du côté de Neuchâtel. Sans doute dans un nouveau...

Union poursuit tambour battant la constitution de son équipe en vue du prochain championnat de LNA, qui commencera le 30 septembre. Et force est de constater que le club de la Riveraine ne fait pas les choses à moitié. Il a ainsi prolongé d’une année le contrat de Brian Savoy, qui, à 25 ans, attaquera ainsi sa cinquième saison du côté de Neuchâtel. Sans doute dans un nouveau rôle.

Le Fribourgeois ainsi que le directeur technique neuchâtelois Patrick Cossettini s’expriment sur cette évolution, ainsi que sur bien d’autres points concernant leur union. Interview croisée.

Qu’est-ce qui a motivé Brian Savoy et Union à prolonger leur mariage?

Patrick Cossettini: Le club souhaite rester compétitif et pour cela il nous faut des bons joueurs. Brian en est indiscutablement un. Je suis heureux que nous soyons parvenus à un accord. C’est un garçon intelligent, avec la tête sur les épaules. Nous comptons sur lui.

Brian Savoy: Cela faisait un moment que j’avais envie de rester. Le club attaque un nouveau cycle et je trouve cela très motivant de faire partie du projet. Il n’a donc pas été compliqué de trouver un accord.

Dans le milieu on avait évoqué un possible départ vers Fribourg...

B. S.: Je n’ai pas eu de contacts directs avec Olympic. Seulement quelques conversations relayées par mon agent, avec divers clubs. Mais je le répète, ma priorité était de rester à Neuchâtel, pour des raisons tant sportives que privées. J’aime beaucoup cette ville!

P. C.: La concurrence d’autres clubs ne me gène pas du tout. Au contraire, c’est plutôt un gage de bon choix de notre part d’être parvenus à garder un joueur convoité. Je pense qu’il a aussi ressenti une certaine frustration par rapport à la saison dernière, un désir de revanche. Comme Union d’ailleurs...

B. S.: C’est parfaitement vrai. Au fond, en quatre ans, même si Union a joué les premiers rôles, nous n’avons remporté qu’une Coupe de la Ligue. J’aimerais vraiment gagner un trophée majeur – en priorité le championnat – avec ce club.

Qu’est ce qui n’a pas fonctionné la saison passée?

P. C.: En préambule, je dirais que pour évaluer un joueur, il ne faut pas se focaliser sur une saison – ou plutôt quelques mois – difficile, mais regarder l’ensemble. Et globalement, Brian a fourni un apport important à Union.

B. S.: Ma saison 2015-2016 avait été vraiment excellente. Alors, les gens s’attendaient à ce que je sois encore meilleur par la suite. Cela n’a pas été le cas mais je n’ai pas le sentiment d’avoir effectué une saison nulle. Plutôt très inconstante, et pour différentes raisons.

Justement, lesquelles?

P. C.: Tout d’abord, la longue campagne avec l’équipe de Suisse. Elle a généré du retard dans la préparation et de la fatigue. Le premier facteur a eu des conséquences sur le rendement de Brian en début de saison, le second sur la fin, pendant les play-off. Et puis, la nouvelle alchimie du groupe a rendu sa position plus compliquée.

B. S.: J’ai effectivement eu un peu de mal à me retrouver dans un contingent qui a beaucoup changé. En 2015-2016, tout était réuni pour que je puisse m’exprimer au mieux: Tony Brown était au sommet de sa forme, Babacar Touré était monumental sous les paniers, James Mathis était un pilier de l’équipe, tant sur le terrain qu’en dehors. La saison passée, la mayonnaise a moins pris. Et le fait de ne pas réaliser les prestations que j’aurais souhaitées a aussi eu un impact sur mon mental. Oui, un ensemble de petites choses qui ont fini par se répercuter sur les performances, tant individuellement que collectivement.

Pour l’exercice à venir, Brian Savoy devrait occuper un nouveau rôle. Est-ce exact?

P. C.: Absolument. Justement dans le but d’optimiser le collectif. Ainsi, nous sommes à la recherche d’un meneur principal étranger (lire ci-contre), avec Bryan Colon en "back up". Brian Savoy sera appelé à endosser un rôle majeur comme arrière, pour tirer le meilleur parti de ses qualités offensives. Cela offrira davantage de polyvalence à l’équipe.

B. S.: Cette évolution me convient parfaitement. Cela ne m’empêchera pas – j’en ai déjà discuté avec le nouvel entraîneur Vladimir Ruzicic – de parfois passer à "la mène" en cours de match. Les meilleures équipes disposent de plusieurs meneurs. Cela dit, en me décalant en «2», j’offrirai davantage de solutions à l’équipe. Nous n’en serons que plus dangereux.

Encore un suisse, avant les étrangers

Avec la permanence de Brian Savoy, Union compte désormais huit joueurs sous contrat pour la saison prochaine. Tous suisses: les anciens David Ramseier, Cédric Mafuta, Ardit Osmanaj, Byan Colon ainsi que les nouveaux Kevin Monteiro, Eric Fongué et Kaanu Olaniyi. Et ce n’est pas fini: "Nous allons ajouter un neuvième joueur helvétique au groupe. Toujours dans le souci de rajeunir l’équipe tout en assurant une base expérimentée", dévoile le directeur technique et vice-président Patrick Cossettini.

Ensuite, le club partira à la «chasse» aux étrangers. "La priorité sera de signer un pivot, puis un meneur de jeu, si possible avant fin juillet. Ainsi, la colonne vertébrale de l’équipe sera bien définie. Nous nous donnons un peu plus de temps pour trouver encore un ailier. Sauf circonstances imprévisibles, nous nous appuierons sur seulement trois joueurs étrangers cette saison." Patrick Cossettini fera en sorte que le contingent de douze joueurs aux ordres de Vladimir Ruzicic soit sous toit pour la reprise de l’entraînement, lundi 14 août.


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