Neuchâtel Xamax FCS
 14.09.2017, 00:01  

«Ces petites manies...»

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Pas touche au caleçon de Kiliann Witschi!

 14.09.2017, 00:01   «Ces petites manies...»

«Le footballeur – tout comme certainement l’acteur ou d’autres professionnels qui ne peuvent contrôler complètement les événements – s’accroche souvent à une certaine routine, qui confine parfois à la manie, voire à la superstition. Une manière sans doute de se rassurer, d’avoir l’impression de mieux gérer l’ingérable.

A Xamax, Raphaël Nuzzolo multiplie les «rites porte-bonheur». Je me souviens d’un match...

«Le footballeur – tout comme certainement l’acteur ou d’autres professionnels qui ne peuvent contrôler complètement les événements – s’accroche souvent à une certaine routine, qui confine parfois à la manie, voire à la superstition. Une manière sans doute de se rassurer, d’avoir l’impression de mieux gérer l’ingérable.

A Xamax, Raphaël Nuzzolo multiplie les «rites porte-bonheur». Je me souviens d’un match avant lequel il a beaucoup plu. Après l’échauffement, dans ces cas, nous enlevons juste le tricot d’entraînement et le remplaçons par celui de match. Pas Raph’. Il s’est changé de la tête aux pieds et nous avons gagné. A partir de ce moment, il a continué avec ce rituel après chaque échauffement, même sous le soleil… Jusqu’à la défaite suivante. Je dirais que ‘Nuzz’ est un ‘superstitieux qui s’adapte’. Autrement dit, il change sans cesse de routine dès que la précédente ne ‘fonctionne’ plus.

Le plus superstitieux de mes coéquipiers était Kiliann Witschi (réd: qui a arrêté sa carrière en fin de saison passée). Il avait son caleçon de match et gare à qui le lui touchait! Il n’était pas content, et le faisait savoir, si on modifiait le parcours de la promenade d’avant match. Certains joueurs sont superstitieux tout court, sans lien avec la compétition. Essayez à table de passer la salière de main à main à Pietro Di Nardo… Il la laissera tomber plutôt.

Aucun de mes coéquipiers n’est pourtant jamais arrivé au niveau de Kolo Touré. Lorsqu’il jouait à Arsenal, l’Ivoirien voulait systématiquement entrer le dernier sur le terrain. Or, durant la mi-temps d’un match, un de ses coéquipiers était en train de se faire soigner. Mais Kolo n’a pas voulu revenir sur la pelouse tant que son camarade n’y était pas. Résultat: les Gunners ont dû joueur quelques instants à neuf!

En ce qui concerne les entraîneurs, il est plus difficile de savoir s’ils ont des manies ou pas, car nous sommes moins proches d’eux. Je me souviens par exemple que Francesco Gabriele, à Lausanne, reproduisait systématiquement les mêmes exercices à l’entraînement la veille d’une rencontre, quand on sortait d’une victoire. Mais est-ce vraiment de la superstition?

Dans ce domaine, même si je ne l’ai connu que quelques mois, Roberto Cattilaz se distinguait. Il refusait, par exemple, – peut-être en raison d’une mauvaise expérience précédente – que le car traverse Bienne lorsqu’on se rendait en Suisse alémanique. Il fallait forcément passer par Berne, même si c’était plus long. Et quand je suis arrivé, je n’avais pas le droit de prendre le maillot avec le numéro 13, tout simplement parce qu’il n’existait pas!

Personnellement, je n’ai aucune de ces manies, mais elles ne me dérangent pas, elles n’empiètent pas sur la vie du groupe. Si cela permet à un joueur de se sentir davantage en confiance, mieux dans sa peau, pourquoi pas? esa


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