08.09.2017, 00:01  

«Del Potro a mérité sa victoire»

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 08.09.2017, 00:01   «Del Potro a mérité sa victoire»

Par pascal dupasquier

TENNIS - Roger Federer se montre serein après sa défaite en quart de finale à l’US Open.

Mercredi à New York: la belle histoire s’est arrêtée peu avant minuit pour Roger Federer. Dans un stade Arthur Ashe aux airs de tango argentin, il était exactement 23 h 49 quand Juan Martin del Potro lui a infligé sa première défaite en tournoi du Grand helem 2017. Victorieux à Melbourne, en pause à Paris, victorieux à Londres, le...

Mercredi à New York: la belle histoire s’est arrêtée peu avant minuit pour Roger Federer. Dans un stade Arthur Ashe aux airs de tango argentin, il était exactement 23 h 49 quand Juan Martin del Potro lui a infligé sa première défaite en tournoi du Grand helem 2017. Victorieux à Melbourne, en pause à Paris, victorieux à Londres, le Maître venait de trouver son maître. Précision dévastatrice au service, puissance exterminatrice en coup droit et, ce qui n’est pas toujours le cas, efficacité castratrice en revers: la «Tour de Tandil» s’est révélée citadelle imprenable pour ce Roger Federer-là.

Dominé 5-7 6-3 6-7 4-6, le Rhénan manque ainsi son grand rendez-vous des demi-finales avec son meilleur «ennemi», Rafael Nadal. Il lui faudra patienter pour inscrire le chiffre 20 devant le nombre de ses titres du Grand Chelem, pour retrouver son trône de numéro un mondial… Pour, en somme, écrire encore un peu plus l’histoire. «Rodgeur» est d’ailleurs le premier à l’admettre: «Je n’avais pas le niveau nécessaire pour gagner ce quart de finale.» Avant de quitter New York et d’aspirer au repos, il fait le bilan.

Pouvez-vous revenir en quelques mots sur votre match contre Juan Martin del Potro?

Dès le début, les choses ont été difficiles pour moi. Je n’ai pas vraiment mal commencé, mais ensuite, je n’ai jamais trouvé le rythme. Je ne suis pas parvenu à mettre le turbo. Après être bien revenu dans la deuxième manche, je n’ai pas fait un mauvais tie-break dans la suivante, mais j’ai raté quatre balles de set. Juan Martin a bien lu mes services et moi, je n’ai pas pris les bonnes décisions. Ce sont des petits riens qui, à ce niveau-là, ont fait basculer la rencontre.

Durant l’ensemble du match, on vous a senti sur le fil du rasoir. Aviez-vous cette même impression sur le court?

Je n’étais pas dans un état d’esprit négatif. Cela dit, je ne me suis jamais senti en sécurité. J’ai eu beaucoup de peine à assurer mes jeux de service et, du coup, j’étais trop dépendant de la performance de mon adversaire. Quand vous n’êtes pas certain que votre service, votre coup droit, votre revers et votre volée vont aller où vous voulez, c’est une mauvaise indication. Ces sensations, je ne les avais jamais connues en Australie et à Wimbledon...

Mettez-vous ce sentiment d’insécurité sur le compte de votre dos?

Avec ma préparation d’avant tournoi où j’ai davantage songé à me soigner qu’à travailler mes coups, j’ai un peu couru derrière mon tennis, c’est vrai. C’était une sorte d’épreuve contre la montre. Je l’ai partiellement gagnée, puisque je suis quand même allé en quart de finale, mais je n’avais pas le niveau nécessaire pour remporter le tournoi. Juan Martin a mérité sa victoire et, en demi-finale, il aura plus de chances que moi de battre Rafa. Mon tennis était bon, mais pas suffisamment...

Cette défaite vous prive du rendez-vous que tout l’US Open attendait contre Rafael Nadal. Cette demi-finale, y avez-vous pensé durant le match?

Vous autres journalistes y pensiez, pas moi. Alors non, mon esprit n’était pas ailleurs que sur le terrain. J’avais connu trop de difficultés depuis le début du tournoi pour me projeter aussi loin.

Finalement, quel bilan tirez-vous de cet US Open 2017?

En premier lieu, je suis content d’avoir pu jouer ici. Ce n’était pas gagné d’avance, car j’avais vraiment l’impression de me retrouver en face d’une montagne avant le tournoi. Malgré mes problèmes de dos, j’y suis parvenu et ça, c’est positif. Si on m’avait dit, il y a deux semaines, que je disputerais un quart de finale à l’US Open, j’aurais tout de suite signé. Pour toutes ces raisons, je ne suis finalement pas trop déçu. J’ai donné le maximum, cela n’a pas suffi... C’est dommage, mais j’ai tellement bien joué à l’Open d’Australie, à Wimbledon et aussi dans les Masters 1000 que je vais vite réussir à me consoler.

La suite pour vous maintenant?

D’abord prendre du repos parce que je suis fatigué, passer du temps avec ma famille, récupérer et ensuite attaquer la fin de saison qui sera superimportante pour moi. Je vais jouer la Laver Cup, les tournois de Shangai, Bâle, Paris et les Masters à Londres. Je me réjouis déjà.

Hingis dans le dernier carré

Martina Hingis se retrouve dans le dernier carré de l’US Open. La Saint-Galloise et sa coéquipière taïwanaise Yung-Jan Chan ont facilement franchi les quarts de finale du double (6-2 6-2 en 1h03) face au duo composé de la Chinoise Shuai Zhang et de Hao-Ching Chan, la sœur cadette de Yung-Jan.

Tête de série no 2, la paire Hingis-Chan affrontera en demi-finale une autre Chinoise, Shuai Peng, associée à l’Indienne Sania Mirza, l’ex-partenaire de la Saint-Galloise. Un match qui pourrait offrir une première finale commune en Grand Chelem au binôme helvético-taïwanais.

Chez les hommes, vainqueur de son unique titre du Grand Chelem en 2009 à Flushing Meadows, Juan Martin Del Potro (no 24) peut à nouveau croire en son étoile. L’Argentin fera cependant figure d’outsider aujourd’hui en demi-finale face à Rafael Nadal (no 1).

Après trois premiers tours délicats dans lesquels il a lâché deux sets, l’Espagnol est en effet monté en puissance et a passé moins de 3h20’ sur le court pour boucler ses deux derniers matches. Mais il est bien conscient du danger que peut représenter Juan Martin Del Potro. «Je devrai absolument trouver une bonne longueur de balle et aller chercher le plus souvent possible son revers pour m’ouvrir le court», a-t-il expliqué. «Juan Martin est difficile à arrêter quand il évolue à son meilleur niveau. Son coup droit est peut-être le plus rapide du circuit. S’il sert bien et frappe bien en coup droit, il aura forcément sa chance. S’il parvient à trouver les bonnes zones avec son coup droit, tu es mort», a-t-il poursuivi.

La deuxième demi-finale n’aura forcément pas la même saveur. Elle devrait se jouer au mental, même si Kevin Anderson (no 28) possède un arsenal de coups plus complet qui devrait lui permettre de prendre le dessus à l’échange sur Pablo Carreño Busta (no 12). ats


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