09.09.2017, 00:01  

Le Tour du Jura renaît de ses cendres

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Le Tramelot Yves Mercier donnera lors du 32e Tour du Jura ses ultimes coups de pédale sous le maillot du Team Humard Vélo-Passion Renfer.

 09.09.2017, 00:01   Le Tour du Jura renaît de ses cendres

Par laurent gasser

CYCLISME - Après une pause de trois ans, la 32e édition se déroulera aujourd’hui entre Moutier et Delémont.

La 32e édition du Tour du Jura, qui se déroulera aujourd’hui sur 170 km entre Moutier et Delémont, mettra en valeur des «destins» diverse. Elle représentera tout d’abord le travail d’une équipe de passionnés, qui, grâce à ses efforts, a réussi à faire renaître de ses cendres une épreuve absente du calendrier depuis trois ans.

Elle sera également le chant du cygne pour le Team Humard Vélo-Passion Renfer. Après trois ans au niveau élite, celui-ci a décidé de se...

La 32e édition du Tour du Jura, qui se déroulera aujourd’hui sur 170 km entre Moutier et Delémont, mettra en valeur des «destins» diverse. Elle représentera tout d’abord le travail d’une équipe de passionnés, qui, grâce à ses efforts, a réussi à faire renaître de ses cendres une épreuve absente du calendrier depuis trois ans.

Elle sera également le chant du cygne pour le Team Humard Vélo-Passion Renfer. Après trois ans au niveau élite, celui-ci a décidé de se retirer des compétitions de cette catégorie. Le manque de sponsors ainsi que l’envie d’accentuer son travail sur la formation des jeunes sont les principales raisons évoquées. Ainsi, le Tramelot Yves Mercier donnera aujourd’hui ses ultimes coups de pédales sous le maillot de l’équipe jurassienne.

Nouvelle variante

Les cyclotouristes de la région reconnaîtront de nombreuses routes parcourues par les quelque 130 coureurs de l’édition 2017. «Le tracé sera composé de deux boucles, à emprunter à plusieurs reprises», explique Laurent Hennet, président du comité d’organisation. «La première, de 40km, comportera les principales difficultés de la course, et la deuxième se courra à l’arrivée en vieille ville de Delémont.» Le système de boucle offre de nombreux avantages. L’organisation de la sécurité et du balisage s’en retrouve facilitée, tandis que les spectateurs peuvent encourager les coureurs plusieurs fois.

Pourtant, ce parcours pourrait laisser place à une véritable course en ligne l’année prochaine, car la nouvelle variante reste peut appréciée des athlètes. «Le Tour du Jura était reconnu au niveau amateur comme la plus belle course de Suisse. Et également parce que, contrairement à d’autres épreuves, il se courait en ligne sans boucle», indique Laurent Hennet.

La recherche de bénévoles, de partenaires et l’infrastructure indispensable à un tel tracé n’étaient pas réalisables pour la renaissance du Tour du Jura. «Nous aurions aimé pouvoir proposer un parcours similaire aux autres années. Mais pour une première organisation, le comité a décidé de peaufiner un tracé peut-être moins ambitieux, mais parfaitement réussi.»

La bataille risque de se dérouler dans les deux montées, entre Mervelier et Vermes, puis sur le fameux Bächle. «La montée du Bächle est plus courte, mais sèche», analyse Yves Mercier. «Si les favoris décident de se faire la guerre dès les premiers passages, elle pourra très vite en asphyxier certains.»

Il faudra se montrer costaud pour espérer lever les bras devant l’Hôtel-de-Ville delémontain après les quelque 170 km avalés. «Ce sera une épreuve pour baroudeurs, coureurs complets, qui seront capables de batailler avec les meilleurs dans les montées, ainsi que résister sur le plat à un retour de l’arrière», analyse Laurent Hennet. «Nous espérons une course de mouvement, avec des échappés, pour offrir le spectacle le plus intéressant possible au public.»

A l’heure des pronostics, une équipe cristallise l’attention. Courant dans une catégorie supérieure, Delko Marseille Provence se pose comme l’escouade à battre. «C’est sûr qu’elle va peser sur la course», affirme Yves Mercier. «Il faudra compter avec ses coureurs pour la ‹gagne›.» Le parcours accidenté promet une course d’usure et indécise. De quoi croire en une surprise régionale? «Si une échappée joue des tours au peloton et prend le large, nous pouvons espérer voir l’un ou l’autre régional placé, comme Yannis Voisard», répond Laurent Hennet. Le décor de cette 32e édition est planté.

Une saison mi-figue mi-raisin pour le Tramelot Yves Mercier

Coureur complet, aussi bien grimpeur que rouleur, Yves Mercier est devenu à 30 ans l’un des athlètes régionaux les plus en vue au niveau amateur. «Je suis moins en forme qu’il y a deux ou trois ans», tempère le Tramelot. «Lorsque j’étudiais, je disposais de plus de temps pour m’entraîner. Aujourd’hui, en raison de mon emploi entre 60 et 80%, je ne peux plus consacrer suffisamment d’heures au sport.» Pourtant, au sortir d’un hiver et d’une préparation dont il se disait content, il semblait être parfaitement dans le rythme. «J’étais satisfait de ma pré-saison et de mon entraînement», confirme-t-il. «Mes sensations au printemps étaient bonnes.»

Mais le peloton réserve parfois de bien mauvaises surprises à ses protagonistes. Début mars, Yves Mercier est tombé dans une chute massive. Le verdict est sans appel: multiples fractures aux côtes, qui l’ont privé de vélo durant un mois. Mais ce coup dur ne l’a pas empêché d’effectuer son retour à la compétition quatre semaines plus tard, avec de bonnes performances à la clé. Malheureusement, cette situation n’a duré que deux petits mois. «En juin, j’ai fait face à un gros coup de fatigue, tant physique que personnel. Je n’ai commencé à récupérer qu’en août.»

Malgré un exercice légèrement tronqué, Yves Mercier reste l’un des cadres de son équipe. Fort de ses dix saisons dans le peloton, le Tramelot est devenu le véritable capitaine de route du Team Humard Vélo-Passion Renfer. Un rôle qui lui convient parfaitement. «Je peux, grâce à mon expérience, être un leader au sein du groupe, même si d’autres coureurs sont désormais davantage parés que moi pour nous apporter des résultats.»

Son team se retirant à la fin de l’année, quel avenir envisage Yves Mercier? «Je vais sans doute me procurer une licence du côté des Franches-Montagnes», explique-t-il, «et cibler les courses auxquelles j’aurai vraiment envie de participer, peut-être à l’étranger».


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